Maïna Cissé bouscule les codes de la lingerie

Agée de 35 ans, l'entrepreneuse française basée à Londres cherche à bousculer les images standardisées de la femme à travers sa marque de lingerie the underargument.

Expériences en commercialisation

En tant que femme franco-ivoirienne ayant grandi en Normandie, il m'a fallu du temps pour apprécier les différentes facettes de mes cultures. Quand j'ai déménagé à Londres à l'âge de 20 ans, j'ai compris que les différences pouvaient être positives. C'est l'un des premiers endroits où je me suis senti moi-même, où je n'ai pas cherché à me fondre.

Là-bas, j'ai commencé une carrière dans le marketing pour des marques de fast fashion comme Miss Selfridge. Je suis ensuite parti cinq ans en Australie. Je tenais à proposer aux marques un message sincère et innovant, mais elles passaient leur temps à s'aligner sur ce que faisait la concurrence.

Offrir un nouveau point de vue

J'ai regretté la surenchère de la diversité dans la publicité où l'on passe d'une minorité à l'autre comme si c'était une mode. Je me souviens de cette réalisatrice qui me disait qu'elle était heureuse d'être ouverte à la "tendance" de la diversité... Par exemple, quand on représente la femme noire, c'est forcément une top modèle grande taille au crâne rasé ou une fille à la peau plus claire avec un coiffure afro, rien entre les deux. Le problème réside sûrement dans le fait qu'il n'y a justement pas de diversité dans les équipes marketing.

C'est en 2015 que l'idée dethe underargument a pris vie, un jeu de mots autour de "undergarment", terme anglais obsolète désignant les sous-vêtements, et "argument" qui permet de défendre son point de vue...

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