Tout ce que je voulais, c'était être mince | lesunderargument.com

Tout ce que je voulais c'était être mince

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D'aussi loin que je me souvienne, j'ai passé chaque jour de ma vie à ne vouloir qu'une chose. Être mince. Ce serait la plus grande chose qui puisse m'arriver. Je donnerais dix ans de ma vie juste pour être mince et ne plus jamais avoir à penser à mon corps et pourquoi il n'allait pas bien. C'était tout ce que je voulais.

Mais, il y a quatre ans, mon mari et moi sommes tombés enceintes de notre magnifique petite fille tant désirée et mon corps a explosé. Tout était énorme. Gonflé. Douloureux. Inaccessible.

9 mois plus tard et la voici. La raison de vivre que je ne savais pas que j'attendais. Au milieu de la période la plus heureuse de ma vie, alors que je me promenais en buvant du café avec toutes les autres mamans souriant d'une oreille à l'autre avec fierté, mon mari baisait son collègue de travail.

Ma vie s'est effondrée. Ma famille était partie. Mon bonheur était parti. J'étais parti. J'ai arrêté de manger. J'ai arrêté de m'en soucier. Je répondrais aux besoins de ma petite fille à chaque seconde et dans les brefs moments de calme, je me détesterais tranquillement de ne jamais être assez bien.

En l'espace de six semaines, j'ai perdu 38 livres et mon objectif de vie a été atteint. J'étais mince ! Hourra! J'étais aussi malade. En toute honnêteté, je pense que j'aurais pu pleurer ces 38 livres au cours de ces quelques semaines. Je pouvais à peine rassembler l'énergie nécessaire pour mettre un pied devant l'autre. Je n'ai pas mangé. Je n'ai pas dormi. J'ai allaité et j'ai pleuré et je me suis accrochée à l'espoir que peut-être je me réveillerais de ce cauchemar.

Je ne me suis pas réveillé du cauchemar. Mais chaque jour est devenu un peu plus facile. Deux ans plus tard. Je suis une mère célibataire d'une belle fille de (presque) trois ans. J'ai un nouveau partenaire aimant qui traite mon corps comme s'il s'agissait d'une sorte de temple à adorer. J'ai pris du poids. J'ai réalisé que si la seule fois où mon corps ressemble à ce que je veux, c'est quand je traverse la période la plus traumatisante de ma vie, que peut-être, juste peut-être, mon corps n'est pas censé ressembler à ça. Je suis heureux et je suis en bonne santé.

Mon corps m'a fait le plus beau cadeau du monde. Le moins que je puisse faire, c'est de le célébrer pour ça.